Vers courts pour longs temps (3)

Tombe le voile cendré
Drape les landes d’une mort annoncée
Ça et là du tombeau transpercent des flammèches.
La destinée lit le devin dans les attendues sauveuses:
L’ourse mère mène le pas,
Sur la mer danse le blé blond,
Nocturnes étincelles y veilleront.

*****

L’eau stagnante et verte du marais empoisonne,
L’onde courante et bleue de la rivière poissonne,
Mince filet et fleuve bouillonnant,
Serpentent ou bondissent, apportent la vie,
L’inaction apporte la mort.

*****

Les pointes de feu jaillissent vers le sol
Délivrent les enchaînés de leur prison de glace
Libres et ivres de grands espaces
Les pieds fermement campés
Ils s’élancent drus et fiers
Tendent leurs bras vers leur sauveur,
Le brillant joyau de l’horizon.

*****

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Catégories : Vers courts pour longs temps | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Vers courts pour longs temps (3)

  1. françoise puertas

    Je me sens comme bercée, beaucoup de douceur aussi! J’aime! Merci!!

    Aimé par 1 personne

  2. Merci !
    C’est toujours du bon boulot !
    Du miel pour les oreilles

    Aimé par 1 personne

petits mots

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