Vers courts pour longs temps (9)

De la rive épie l’animal
Les lames tranchantes lacèrent les chevilles
Entravent la progression
Les pierres écorchent les pieds
De la rive observe l’animal
Le tourbillon incessant attaque les genoux
Freine le pas
Une branche fouette le visage
De la rive s’ébroue l’animal
L’écume ennemie frappe les membres
Brise le souffle
La peau n’est que lambeaux
De la rive s’impatiente l’animal
Le corps chavire sous l’effort
Rampe à quatre pattes
L’humain épuisé redevient animal
De la rive allonge l’animal l’échine
Sur la berge atteinte, museau à museau
Se prolonge la rencontre un instant
En quelques bonds
L’animal franchit la rivière…

*****

Sur la paroi brute
Le charbon noircit la roche
Apparaît l’animal
Sous les doigts habiles
Galope l’esprit
Après l’ombre vagabonde
Trotte sur la pierre froide
Dans la grotte ancestrale
Marquent les sabots le passage
Du royaume des yeux
Au royaume des mains.

*****

Étouffent les mauvaises herbes les bonnes
Paraissent belles et envoûtantes
Charment de leurs attraits
Envahissent sournoisement
Les plants nourriciers
Doivent être arrachées,
Sera assurée la survie…
Il en est de même parmi les hommes.

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Catégories : Vers courts pour longs temps | Étiquettes : , , | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “Vers courts pour longs temps (9)

  1. françoise

    Merci Niele pour tes poèmes, très agréables à lire et bon à ressentir!!

    Aimé par 1 personne

petits mots

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