Couvre-feu

Au soir s’éteint la blafarde lueur
Rappelle au couvre-feu la protectrice marraine
Accourent au chaud les rejetons chahuteurs
Sous la tiède couverture terrienne.

A la cheminée se rassemblent les familles mélancoliques
Admirent les yeux ébahis le feu crépitant
Veille du ciel à l’âtre l’esprit symbolique
Sur les terres apaisées baille le frais vent.

A la racine s’épandent les feuilles mourantes
S’y meurt la couleur des jours interminables
Se fardent des rougeoiements des féeries absentes
Gaiement dissimulent les chapeautés impitoyables.

Au nid s’entassent les noisettes savoureuses
Graines sauvages volées aux herbes fanées
Tapissent le douillet duvet les couches moelleuses
Furtivement s’engourdissent les corps harassés.

Automne dans le parc de Rondale

Automne dans le parc de Rondale

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Catégories : Poèmes au long cours | Étiquettes : , | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “Couvre-feu

  1. Ah l’automne !! j’adore !
    Très belle photo, chère Niele !
    C’est superbe, et votre poème est vraiment bon.

    Aimé par 1 personne

petits mots

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