Les rites communautaires anciens: de la naissance à l’âge adulte (1)

En plus des fêtes annuelles s’articulant sur le cycle des astres (Terre, Lune, Soleil), il convient d’évoquer les rites communautaires qui eux s’articulent autour des grands événements de la vie individuelle. Ces rites de passage ponctuent symboliquement la vie de chaque individu au cours de son existence : ils permettent d’officialiser les changements de statut au sein de la communauté et de renforcer l’appartenance au clan, à la famille.
Chaque rituel s’articule autour de rites sociaux célébrant le passage devant la communauté entière et autour de rites religieux visant à préserver l’individu au cours de ce changement et à associer les dieux à cet événement important.>
Je ne vous présente ici que les rites sociaux tels qu’on les fêtait dans le passé, il convient donc de les adapter à votre mode de vie contemporain.

La naissance

Le nouveau-né était présenté le plus tôt possible à son père après sa naissance. Si cela était impossible, on le présentait au grand-père ou le cas échéant à un oncle qui jugeait si l’enfant était viable ou non (malformations visibles). Si l’enfant n’était pas viable, on l’abandonnait et on ne célébrait pas ses funérailles.

On attendait encore dix jours avant de présenter l’enfant à la communauté, cela permettait de s’assurer de sa viabilité (cas de malformations non détectables au premier abord).
Cette présentation officielle avait également pour fonction de légitimer les droits de l’enfant en tant que héritier. Le père pouvait ainsi revendiquer l’enfant de sa concubine, de son esclave qui était donc reconnu devant le clan entier comme héritier.
On buvait à cette occasion à « Sa bonne santé » de la bière ou de l’hydromel*.

S’il s’agissait de la naissance d’un premier enfant pour le couple, dans l’année qui suivait sa naissance, les parents offraient en sacrifice à Hel et aux morts soit un gros animal (cochon…) soit un esclave du même sexe que l’enfant né. On le jetait attaché dans un marécage ceci afin que Hel ayant eu son mort ne puisse pas venir réclamer la vie de l’enfant.

Le premier printemps

Au printemps suivant la naissance, aux beaux jours, un grand repas était organisé, on présentait à nouveau l’enfant en criant bien fort son nom et en clamant :«Il est bien vivant !». On était assuré, puisque l’enfant avait survécu jusqu’à ce stade, de sa forte santé*.
Dans la tradition, si l’enfant faisait pipi au moment de la présentation, on pensait qu’il aurait de la chance toute sa vie durant et s’il ne pleurait pas qu’il serait très courageux (les mamans donnaient avant le rite un peu de bière afin de faciliter la miction au moment opportun).
Bien entendu, on célébrait ensemble tous les enfants nés dans la famille dans la même année lors de la même cérémonie.

L’âge adulte

Les filles devenaient adultes aux premières règles. Elles recevaient alors de leur mère, grand-mère ou femme influente (si la mère n’était plus là) une couronne de fleur, le jour du printemps suivant. Elle était également vêtue d’un vêtement blanc, au yeux de tous, cela indiquait qu’elle était apte à se marier. Le mariage n’était cependant pas autorisé en dessous de quinze ans, mais elle pouvait tout de même se fiancer. La demande en mariage ne pouvait se faire qu’après les premières règles de la fiancée.

Le passage à l’âge adulte pour le garçon se faisait en deux étapes. Dans un premier temps (vers les onze à douze ans du garçon), les hommes emmenaient le garçon à la chasse pendant plusieurs jours. Pendant les veillées à la belle étoile, on lui enseignait les sagas, les histoires familiales, pendant les journées, on lui enseignait la chasse ou la pêche.
A ce stade, le garçon, lors de la chasse ne devait jamais donner le coup fatal.

Dans un second temps (vers les treize ans du garçon), on envoyait le garçon, seul, à la chasse ou à la pêche pendant plusieurs jours. Il devait ainsi mettre en pratique ce que les hommes lui avaient enseigné : il devait chasser, survivre par lui-même dans la nature et revenir avec une prise de belle taille (renne, saumon…).
A son retour, on lui donnait le cœur de sa prise à manger afin d’assimiler la force de cet animal.
On lui offrait rituellement sa première arme (en général une hache, une épée pour les familles plus aisée). Il était dorénavant capable de défendre son honneur seul, de tuer pour le défendre.
On lui remettait également un marteau de Thor à porter, pour attirer sur lui la virilité et la force.
Cette initiation se terminait par un repas où l’on faisait manger le jeune homme en excès et boire jusqu’à l’ivresse.

La seconde partie de cet article traitera des rites communautaires de l’âge adulte à la mort.

*Les rituels religieux ne sont pas donnés pour les rites communautaires, seuls les prêtres initiés ont connaissance de ce savoir enseigné oralement de maître à élève et pratiquent ces rituels.

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Fête viking

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Une réflexion sur “Les rites communautaires anciens: de la naissance à l’âge adulte (1)

  1. Les rites de passage…
    De grands grands moments dans la vie. Chez nous c’est la première communion et le baptème, ce sont des éléments fondateurs et fédérateurs

    Aimé par 1 personne

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