Vers courts pour longs temps (33)

Au puits des artifices s’évanouit mon image
Aucun souvenir de ma trace ne surnage
Le temps me sème dans son labyrinthe.
Jusqu’à la fosse mes larmes serpentent:
Désormais personne ne se penche
Sur mon miroir aux âmes blanches.

Insignifiante forme invisible dans les pensées,
Dans les reflets méprisée:
Aux autres forces dominantes
Les prières demeurent puissantes.
A la délaissée reste l’abandon,
Une mort sans renom.

Je suis là
Dans les houleux tracas
D’une vie trahie
Par l’oubli.
Je fus
Et ne suis plus.

*****

Quand la lame tranche
La goutte tombe.
Quand la rune tombe
Le destin tranche…

La rame sous la lune
Heurte la mer calme
Rompt à l’amarre l’âme
Dérive entre les dunes…

*****

J’ai laissé la plume à l’oiseau
Les mots s’en sont allés
Hauts dans le bec des corbeaux.
Père entend les poèmes déclamés
Lourds de sens cachés.

J’ai laissé la branche au bouleau
Les runes ont reposé
Froides dans les frimas hivernaux.
Yggdrasil parle dans mes pensées
Première lodt dressée.

J’ai laissé les pierres au ruisseau
Les trolls se sont cachés
Silencieux sous le végétal fardeau.
Midgard tombe dans l’obscurité
Dans la fosse creusée.

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